Rio de Janeiro veut devenir la “plaque tournante” des nomades numériques en Amérique du Sud


Télétravail à Rio de Janeiro
Télétravail à Rio de Janeiro. Crédit photo : Agustin Diaz sur Unsplash

Le maire de Rio demande la création d’un visa spécifique pour les longs séjours et annonce une série de mesures pour attirer le nouveau public des nomades numériques.


Tout faire pour séduire des visiteurs étrangers susceptibles de s’installer pour plusieurs mois voire plusieurs années : c’est l’objectif que s’est fixé Eduardo Paes, le maire de Rio de Janeiro, rapporte le Diaro de noticias ABC. “Nous sommes au XXIe siècle et la façon de vivre et de travailler a subi des changements importants”, a expliqué l’édile en présentant le tout nouveau site web géré par Riotur, l’antenne touristique de la municipalité.

Les points faibles de Rio : la sécurité et le taux de vaccination

Pour le moment, le site se contente de recenser 56 hôtels, 14 auberges et 18 espaces de coworking. Les établissements qui proposeront des tarifs spéciaux nomades numériques et des forfaits long séjour seront distingués par le label “Rio Digital Nomads”, attribué (gratuitement) par Riotur.

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Le maire, qui prévoit une série d’investissements pour améliorer les infrastructures de la ville, a demandé au Conselho Nacional de Imigração (le conseil national de l’immigration) la création d’un visa spécifique pour ce type de visiteurs, à l’instar de ceux qui sont déjà proposés par la Norvège, l’Allemagne, le Portugal ou les Émirats Arabes Unis.

Pour l’heure, Rio figure à la 54e place dans le classement Work from Anywhere proposé par la plateforme de location de logements Nestpick. L’étude de Nestpick, qui porte sur soixante-quinze métropoles réparties sur les cinq continents, repose sur trois grandes catégories de critères : coûts et infrastructures, législation en vigueur et libertés, habitabilité. Selon ce classement, Rio dispose d’atouts incontestables, notamment le coût des logements, mais souffre de son score en matière de sécurité et d’un faible taux de vaccination contre le Covid-19.




La version originale de cet article a été publiée sur Courrier International.

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